Alerte à Santa Cruz

Jour 1

Réveil 4h. Guide, rond-point, minibus, une allemande me parle anglais et bientôt un irlandais s’en mêle. Autant je me sais dorénavant capable de sympathiser à 5h du matin autant sympathiser en anglais à l’aube relève du sacerdoce. Ceci dit je suis polie alors j’essaie. On échange nos prénoms, nos origines, la durée de nos voyages respectifs. En fait l’anglais je maîtrise. L’allemande qui s’appelle donc Franca me branche sur Macron, Le Pen et nos si remarquables élections. Sortez moi de ce bus, je veux dormir. Je crois que j’arrive quand même à dire des trucs pas trop cons (dans une langue étrangère c’est dur !). Arrêt petit déjeuner la conversation s’oriente sur la nourriture, je suis intarissable. On remonte dans la voiture, l’irlandais nous raconte une longue anecdote, je ne comprends rien mais hocher la tête je sais faire, rire au bon moment aussi. Ensuite je les mitraille de questions au moins je maîtrise la conversation. Au bout d’un moment silence, je saute sur l’occasion pour m’endormir. Le mini-bus s’arrête pause photo. Ok photos. Photos ratées. On est 14. L’agence m’avait dit qu’on serait 5. Tant qu’elle n’a pas menti sur les sacs de couchage tout va bien. Le mini-bus repart Franca a envie de faire pipi. Maintenant qu’elle le dit moi aussi. Derrière moi ça parle français. Nous ne sommes que trois filles. Tout le monde a l’air sportif. Je me demande ce que je fais là mais je dis que moi aussi j’ai hâte de commencer à marcher. Je me rends compte que souvent je ne comprends tout à fait les questions qu’après y avoir répondu. Ça m’amène à dire des choses comme oui oui moi aussi je m’entraîne depuis un an. Il y a un an je regardais Game Of Thrones dans mon canapé. Franca n’en peut plus et demande au chauffeur une pause pipi. On descend toutes les deux en sachant qu’on est sur une petite route de montagne : à droite la falaise, à gauche le précipice. Au loin on distingue un mini buisson côté précipice. Si toutes les pauses pipi de cette région sont aussi dangereuses je ferais mieux de renoncer maintenant. Franca me dit qu’elle a un peu peur de l’altitude, je me dis qu’avec un peu de chance elle sera malade et marchera aussi vite que moi. Méchant subconscient. On remonte et juste après le bus s’arrête. Il y a des toilettes. Nos sacs sont descendus du toit. Des mules sont chargées de nos sacs.  Je pourrais jurer qu’elles nous fusillent du regard. On nous donne des sandwichs : pain avocat. Ça me réveille un peu mieux alors je m’intéresse aux autres membres du groupe, hormis Franca et Simon avec qui j’ai déjà fait connaissance il y a Mark (canadien), Nadav (israelien), Xavier, Antonio et David (espagnols), Eric, Cédric et Maxime (français), Shermein (coréenne), Steve (anglais), et Vincent (singapourien). Et Benito notre guide péruvien. Tout le monde parle parfaitement anglais. Il n’y a que les espagnols qui ne parlent qu’espagnol. Et moi. Qui parle ce que je peux. Je n’ai jusqu’à présent rencontré presque que des gens en vacances mais cette fois le groupe ne contient que des voyageurs de longue durée et hormis Eric et Cédric qui voyagent ensemble et Antonio et Xavier qui sont père et fils tous voyagent seuls. Chouette coïncidence ! On commence à marcher et les conversations vont bon train. Je fais connaissance avec Eric et Cédric, puis avec Steeve mais je ne comprends rien à ce qu’il dit (ahhh l’accent anglais) mis à part le fait qu’il évoque sa « girlfriend » dans absolument toutes les phrases qu’il prononce. Ensuite je discute avec David, c’est difficile ça me demande de repasser à l’espagnol, c’est toujours plus dur après avoir parlé anglais, mais j’ai vraiment envie de progresser alors j’insiste et au bout d’un moment ça revient. On arrive au campement assez vite, je n’ai rien senti. Il se met à pleuvoir dans la seconde de notre arrivée, j’avais bien dit que la météo était mon amie ! On se regroupe tous dans la tente salle à manger. Impossible de repasser à l’anglais. Je ne sais pas si c’est de m’être concentrée sur l’espagnol ou si c’est dû à la fatigue de la journée mais je ne comprends plus rien et plus aucun mot ne me vient. Je partage ma tente avec Franca, Shermein et Nadav et je suis absolument incapable d’échanger le moindre mot avec eux. Je crois que Franca avec qui j’ai passé la matinée à papoter me trouve bizarre.  L’agence n’a pas menti sur les sacs de couchage, quoi qu’elle a oublié de préciser qu’ils puaient le poney. Les tentes sont trouées. Le sol est dur et les températures groenlandaise. J’adore le camping.

Jour 2

Réveil à 6h. Quand j’ouvre un œil les trois autres sont déjà entrain de s’activer dans la tente. C’est si dur de m’extirper du sommeil que cela prouve qu’il y a bien un moment où je me suis endormie. Je ne parviens à ouvrir la bouche que pour demander à Nadav (qui ne s’active plus du tout et se contente de nous regarder) de sortir le temps que je me change. Sympathiser à l’aube deux jours de suite est au dessus de mes forces on dirait. Ceci dit les filles me regardent comme si j’étais la Sauveuse et se dépêchent de se changer. Maintenant elles me trouvent bizarre mais utile. Tout le monde m’a prévenu qu’aujourd’hui serait la journée la plus dure. Mille mètres de dénivelés positifs nous menant à 4800 mètres d’altitude suivis de 600 mètres de dénivelés négatifs sur sept-huit heures de marche ! L’avantage quand on commence à marcher si tôt c’est qu’on a pas le temps de s’inquiéter. Je commence en papotant avec Eric, de bon matin parler français ça n’a pas de prix, et puis ça monte, mes poumons de bébés panda sont de retour. Je ne parle plus à personne. Je me contente de marcher à mon rythme et je m’aperçois avec bonheur que je suis loin d’être la dernière. J’ouvre grand les yeux. C’est beau. Très. Plus ça monte plus on est entourée de cimes enneigées. Le paysage a quelque chose de passionné, tragique et gai à la fois. On monte longtemps. Sec. C’est rigolo ce qu’on dit sur le sport et le mental. Parce que c’est complètement vrai. Depuis le Macchu Picchu je suis relativement rassurée sur mes capacités de grimpeuse et le paysage me plaît tant que j’en oublie tous mes doutes. Seul le plaisir m’accompagne et l’envie nouvelle d’arriver dans les premières. J’ai toujours dit que je détestais la compétition. C’est quand j’étais nulle en sport. Depuis que j’envoie du steak je veux être la meilleure. J’arrive la cinquième tout en haut sous les encouragements des garçons. De l’autre côté de la cime il y a des lacs toujours aussi bleus, toujours aussi fous que les précédents. Le vent est glacée et se bat avec mes cheveux mais j’adore cet instant. Bouffer des yeux la montagne, la neige, les lacs. J’ai envie de faire pipi (le drame de mon tour du monde cette vessie) alors je monte sur la cime opposée à celle qu’escaladent les autres. Une fois que je pourrais me cacher de l’autre côté. Je ne peux pas me cacher de l’autre côté. Mais de là où je suis je n’entends que le vent, j’oublie ma vessie et je me retrouve sur le toit du monde.

Ensuite on mange. Sandwich à la tranche de mauvais jambon. C’est bizarre cette manie qu’ils ont de ne mettre qu’un seul ingrédient par sandwich. C’est terrible d’être français à l’étranger. On attaque la descente et je ne suis plus du tout pressée. Je prends mille fois les mêmes sommets en photos et je sonde le chemin à la recherche d’une cachette. Il n’y a pas de cachette alors au bout d’un moment je sème le groupe et prends un chemin de traverse. Aller le plus loin possible pour n’être qu’un petit point aux yeux des autres. C’est pas con comme stratégie dans l’absolu sauf que maintenant je suis loin derrière. Je suis entrain de me dire que si je me retrouve face à un croisement je suis foutue. Condamnée par une vessie trop petite. Et puis Benito arrive derrière moi l’air de rien. Ce guide flaire les retardataires à l’odorat. Ou alors il m’a vu faire pipi. Il me dit de regarder derrière moi et c’est un bon conseil, la vue est fascinante. Il me regarde admirer le paysage et il sourit. Comme un enfant qui partagerait un trésor. Et puis il se met à parler. Il me raconte la montagne, sa passion pour elle. Il me raconte son enfance, sa manie de grimper partout tout le temps, les sermons des profs, l’inquiétude de ses parents, sa révélation quand à cinq ans son père l’amène en montagne. Il ne pense qu’à grimper, escalader les pics. Mais il lui faut être patient. Grandir, attendre l’âge de faire des petits boulots en plus de ses études, se proposer comme guide très vite. Sous l’insistance de sa maman il devient infirmier, il se dit que c’est toujours utile un infirmier en altitude. Dès qu’il a un instant de libre il grimpe. Une fois qu’il a escaladé toutes les cimes de la Cordillère Blanches il part à la découverte des montagnes boliviennes, argentines, chiliennes. Un jour il viendra en France et en Suisse même si nos montagnes sont toutes petites. Il y a deux ans sa compagne lui pose un ultimatum : c’est elle ou la montagne. Mais les sommets c’est sa vie, une femme qui lui interdit ça, qui refuse de comprendre sa passion, peut-elle prétendre l’aimer ? Quelques semaines plus tard des adolescents le crible de pierres pendant qu’il escalade une falaise, il chute, est dépouillé, laissé pour mort. Ce n’est pas son année. Il passe cinq jours dans le coma. Les médecins lui disent qu’il ne pourra plus jamais grimper. C’est mal le connaître. Il se bat pendant des mois. Contre la douleur, contre la perte de ses muscles, contre le fatalisme de ses proches. Il gagne bien entendu puisqu’il est là. Il arrête complètement son métier d’infirmier et passe tout son temps dans la montagne. Il me dit qu’il aimera à nouveau quand il verra dans les yeux d’une femme autant de passion pour la montagne qu’il y en a dans les siens. Pour pouvoir partager cette fois le bonheur que c’est pour lui de lutter contre les éléments, de se dépasser chaque jour. On arrive au campement et je m’arrache à notre discussion en ayant l’impression de sortir d’un film trop court. Je ne pensais pas qu’on pouvait ainsi rester accroché aux lèvres d’une personne qui ne parle pas la même langue que nous. J’ai surement compris plein de choses de travers mais je n’ai pas décroché une seule seconde de son histoire. Il fait encore jour alors les garçons s’organisent un match de foot. Logique en pleine montagne. Tous désertent le campement. Je reste et furette dans les environs. La vue est magnifique. Je finis par trouver un rocher confortable et je bouquine. Au bout d’un moment j’entends parler français. Comme on n’a croisé personne en deux jours ça m’intrigue. Je découvre Eric et Cédric qui discute avec un couple de français qu’ils avaient déjà rencontrés en Colombie et qui font le trek avec un autre guide. Je me mêle à la conversation. Avec Caroline on parle de plein de choses en très peu de temps, les voyages, l’inde, les blogs. Caroline et Clément font un tour du monde et il partent à Iquitos juste après le trek, c’est drôle j’ai prévu d’y aller aussi le lendemain. J’espère que je les y croiserai ! Ensuite vient la nuit, comme la veille au soir, me voilà incapable de parler anglais, incapable de participer à la moindre conversation collective. Franca et Sheirmein me regardent maintenant comme quelqu’un d’antipathique. Dès l’instant où l’on se couche il se met à pleuvoir à verse. La tente fuit. Mon sac de couchage est trempé. Très vite mes chaussettes et mes collants aussi. La température avoisine les -5°C. Je suis gelée.

Jour 3

Cette fois je me réveille d’un bon, je vais enfin pouvoir me réchauffer. J’ai cru que je ne verrais jamais la fin de cette nuit. J’ai cru que je perdrais mes orteils avant que le soleil se lève. Il me semble que le thé chaud est la meilleure invention du monde. En tout cas ce matin ça l’est. Avant de partir on vote. Benito nous a prévenu la veille que l’on pouvait faire un détour de trois heures pour aller voir un lac magnifique juste en face de la plus belle montagne du monde. Il nous prévient que cela porte le temps de marche de la journée à dix ou onze heure. Je vote pour sans hésiter et participe à convaincre les quelques récalcitrants. Je suis la fille qui avait peur d’une randonnée de trois heures trois semaines auparavant et qui ne craint pas une seconde de marcher 28km en montagne aujourd’hui. J’avoue qu’avec le recul mon sens des proportions me fascine assez. On commence à marcher sous le ciel gris et comme la veille je m’arrête de papoter dès que ça grimpe. Le paysage est beau. Plus rond, moins accidenté qu’hier mais les nuages viennent apporter un brin de tragédie au chemin. On arrive au lac. Encore une fois turquoise dingue. On s’y baignerait si on était dans les caraïbes. J’oublie de demander laquelle est la plus belle montagne du monde et elle ne me saute pas au yeux. Ceci dit je vois le plus bel arbre du monde. Ca me console. On redescend tout ce qu’on a monté et on s’arrête dans un sous-bois qui précède un désert (parfaitement il y a un désert tout plat dans ces montagnes). Pause pipi. Catastrophe. Le genre de catastrophe que les hommes ne connaîtront jamais. Avant de partir j’ai compté les jours, je me suis dit que l’altitude m’avait déjà fait une mauvaise blague trois semaines plus tôt, cette fois je suis acclimatée, dame nature ne va quand même pas me faire le coup deux fois de suite, et j’ai retiré tous les tampons de mon sac. Sauf un. Sais pas pourquoi. C’est la catastrophe. On se remet à marcher, je me dis que j’appellerai Franca ou Shermein à l’aide dès qu’il n’y aura plus de garçons autour d’elles. Ma pudeur m’empêche de leur demander quoi que ce soit en public. Mais pas de vous raconter l’anecdote. Logique. De toute façon très vite elles me mettent la pâtée. Je suis loin derrière. Je ne sais pas ce qui m’arrive je suis beaucoup moins alerte que la veille. Je discute quand même distraitement avec David, discuter distraitement en espagnol c’est pas si difficile. Simon qui marche devant nous se met à saigner abondamment du nez, je me demande si c’est un coup de dame nature qui essaie d’égaliser les scores. Au bout d’un certain temps on atteint la rive d’un nouveau lac, géant celui-là, c’est toujours très beau (si je vous faisais un minute par minute ça donnerait : 7h : canon, 7h01: canon, 7h02: canon, 7h03 : CANON etc, etc.) on rejoint à peine la tête du groupe qu’on se remet en marche, je n’arrive pas à m’approcher des filles. J’ai le souvenir d’un article qui parlait des femmes qui géraient leurs cycles en contractant leur périnée. Du coup j’applique. Vous avez déjà essayé de marcher en montagne en contractant votre périnée ? Je vous raconte pas la concentration. Quelqu’un me dit c’est marrant tu aimes bien marcher seule toi hein. Je réponds oui et je ne dessers plus les dents. Faire plusieurs choses à la fois ça n’a jamais été mon fort. Au bout d’un moment on aperçoit un campement, à l’intérieur de moi ça fait alléluia mais quand on l’atteint Benito me dit que ce n’est pas le notre, qu’il faut encore marcher une heure. Une heure. L’éternité quoi. Seulement il doit y avoir une faille dans l’espace temps mais une heure plus tard Benito me dit aller courage plus qu’une heure. WTF ? Je suis tellement fatiguée que je ne sais plus ce que je contracte mais en tout cas j’ai mal aux pieds. Bientôt chaque pas devient monstrueusement problématique. Benito marche à mes côtés. Je suis persuadée qu’on est les derniers, loin, loin derrière les autres. Il continue de m’assurer qu’on arrive dans une heure toutes les cinq minutes. Pourtant je pourrais jurer que j’avance. Je m’approche dangereusement du désespoir. Au bout d’un moment je m’énerve (il faut me voir m’énerver en espagnol) alors il m’assure que maintenant il faut compter trois-quarts d’heure. Et réitère toutes les cinq minutes. Il répète tout le temps qu’on peut s’arrêter si je veux. Je veux mais si je m’arrête je ne repars pas. On se prend une averse sur la figure. Stoïque je suis. J’ai la certitude que les muscles de mes pieds se sont déchirés. Peut-être même que je fais une fracture de fatigue. Aux deux pieds. Et aux mollets. Une fracture de fatigue au mollet ça existe ? Je veux lui poser la question mais je ne parle plus espagnol. Je suis tellement persuadée qu’une fois arrêtée je ne pourrais plus jamais marcher que je commence à m’imaginer faire la dernière journée de trek à dos de mule. J’aurais bien envie de rire de m’être cru capable de marcher onze heures sans sourciller mais je sens que si je ris je pleure. Au bout d’un moment on voit Mark et Franca assis au bord du chemin. Ils ont l’air à bout de force. Ça me rassure un brin. Benito me force à m’arrêter. En vrai juste il s’arrête et comme je suis incapable de continuer sans encouragements je m’arrête aussi. Finalement c’est beaucoup plus facile de repartir que ce que je pensais. On aurait pu me dire qu’il fallait faire des pauses ! Quand on se relève Benito nous dit qu’il va attendre Nadav. Je ne comprends pas comment il sait que Nadav est derrière nous. Sincèrement ce guide a un sixième sens. Les derniers pas avant d’atteindre ma tente sont les plus douloureux de toute ma vie. Ou en tout cas de toute l’année. Au bout d’un moment Shermein et Franca me rejoignent, je leur demande enfin si elles ont des tampons, je vois qu’elles voient le désespoir dans mes yeux et elles se mettent à fouiller frénétiquement leur sac. Elles les vident entièrement et poussent des cris de joie dès qu’elles en trouvent. La solidarité féminine c’est beau.

Jour 4:

Cette fois la nuit est chaude. Je dors comme un bébé sauf quand je me lève pour faire pipi. Les étoiles me font la fête, seule la rivière se fait entendre, la montagne dort à poing fermée. Au petit matin je m’attends à ne pas pouvoir me lever mais quand le réveil sonne je n’ai mal nul part. Même pas l’ombre du nez d’une courbature. Call me Lara Croft. On prend la route et je papote presque tout du long. Aujourd’hui c’est facile. Même pas deux heures de marches, du pipi de chat. On suit une cascade horizontale. Je fantasme sur la douche que je vais prendre en rentrant à Huaraz. Le bonheur quoi. Juste avant de nous quitter Benito me demande s’il y a quelque chose que j’aime comme lui aime grimper. Je lui dis en rougissant que j’aime écrire. Il me chuchote alors écris, écris, la vie est trop courte pour faire autre chose que ce qu’on aime. Ensuite on monte dans le mini-bus, je crois qu’on dort tous tout le trajet. Il y a un courant d’air là où je suis alors je prends froid. Rien à voir avec la nuit passée dans un sac de couchage trempée par moins quinze degrés, c’est la fenêtre ouverte qui cause ma perte c’est certain. En arrivant à l’hôtel je me fais doubler pour la douche, d’abord par Marc (goujat !) et puis par Franca (elle m’a sauvé la vie je ne peux pas lui en vouloir). Le soir on se retrouve tous au restaurant. Les plus courageux prennent un bus de nuit, moi je retrouve mon lit avec bonheur. Demain je prendrai le bus direction Lima avec Eric et Cédric. Ça tombe bien ce sont mes préférés.

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3 comments

  1. Coucou Charlotte, j’adore ton blog, j’attends tous tes posts avec grande impatience! Tu ne pourrais pas nous faire un article tous les jours? Ok je rêve… Tu dois suivre le conseil de Benito: écris, écris, reconvertis toi à ton retour à Paris! Tes histoires sont comme un film palpitant, on a hâte de connaître la suite! On est là avec toi, on partage ta joie devant les beaux paysages et de l’inquiétude quand les choses vont (un peu) de travers! C’est drôle, c’est beau, c’est émouvant. Alors moi je vote pour un roman à ton retour! Bisous, prends bien soin de toi et continue à nous raconter tes aventures!

  2. Un vrai régal de lire tes posts. Je m’imprègne complètement de ton parcours et te suis passionnément!
    Je suis du voyage malgré la distance. Vivement la suite, Quel échappatoire!!
    A bientôt
    Jean Marie / Virginie

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